INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES LE BON BERGER

B.P: 11802 Yaoundé Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Web: www.bonberger.org

TEL: (237)22721687 / 75975998 / 96900678

Rentrée académique solennelle 2011 – 2012

Leçon inaugurale du Pr. SHANDA TONME

Recteur de l’établissement

Yaoundé/Mvan, le 12 Octobre 2011

Monsieur le Fondateur,

Mesdames et messieurs les membres du Conseil d’administration,

de la Fondation Le Bon Berger,

Mesdames et messieurs les Professeurs,

Chers Parents,

Chers Etudiants,

Chers collaborateurs,

Chers amis et chers soutiens de la Fondation Le Bon Berger,

Une heureuse initiative, dévouement de quelques esprits ouverts et soucieux de la postérité, engagement d’une espèce humaine pieuse et portée à la fois vers l’éducation, la formation du mortel et sa réconciliation avec ses valeurs, a rendu possible la concrétisation du rêve que constitue l’arrivée dans le paysage académique camerounais, de l’Institut supérieur de technologie dans les locaux desquels nous sommes ici rassemblés solennellement.

Voici en effet Messieurs et mesdames, une source nouvelle d’inspiration, une raison nouvelle d’espérer, un cadre nouveau d’émancipation, et au-delà de tout, une nouvelle famille qui s’élève au cœur de la capitale de notre pays. L’Istber qui nous accueille en ce jour, n’offre pas seulement l’occasion de célébrer l’initiative, l’Homme et ses œuvres, nos enfants et leurs ambitions d’un monde meilleur. L’Istber nous propulse loin au centre de l’arène, dans le grand jeu et la vivante compétition des établissements qui pour nos enfants et pour nous-mêmes, ont pour vocation de baliser les avenues de l’intelligence et de la création.

Nous sommes à l’école, l’école dont la première des traditions, est et demeure la leçon. Qui de vous, de nous, n’a pas entendu parler de la leçon des choses. Qui de vous, de nous, n’a pas entendu évoquer une inauguration, un départ, un vernissage, une célébration.

Nous ne saurons nous tenir à l’écart, refaire le monde, changer les traditions de l’académie. Nous ne saurions tourner le dos, à ces beaux moments de début d’année universitaire, où rassemblés comme nous le sommes ici et maintenant, les acteurs de la construction de l’intelligence humaine à travers la formation du jeune citoyen, ne sacrifie pas à la symbolique de la communion, de la réflexion collective et du ressourcement.

Nous ne saurions pas non plus, célébrer cette occasion nouvelle, sans exprimer notre satisfaction collective face aux efforts et aux ressources considérables investis par le gouvernement de notre pays dans le développement de l’enseignement supérieur ces dix dernières années. Il y a encore quelques années, nos enfants devaient courir à travers le monde pour quelques formations. Aujourd’hui, l’offre sur place dépasse largement une centaine d’institutions délivrant des formations polyvalentes. C’est un réel motif de fierté nationale.

Nous avons parlé de formation, mais en réalité, nous aurions du parler de fabrication, de transformation, de maîtrise et de conquête. Il n’y a pas de formation sans transformation ni maîtrise ni conquête. Ce qui nous motive dans la quête de formation, c’est le trouble que représente l’ignorance face à la complexité des choses et des événements, et face à la conscience du risque de notre marginalisation. La profondeur de notre prédisposition à évoluer, à changer, à renaître positivement peut être grande, mais si nous ne prenons pas les justes initiatives en nous appuyant sur des valeurs appropriées et saines, nous en resterons au stade de projet éternel qui comme nous le savons tous, aliment jalousie et frustrations, rancœur et jalousies, turpitudes, et intrigues.

Il faut saisir ce moment, pour rappeler le devoir selon lequel, nous devons reconnaître parfaitement tous les efforts déjà engagés, les efforts en cours et les résultats concrets obtenus, pour offrir à nos enfants une orientation qui tienne compte des programmes et des légitimes ambitions de la politique du gouvernement. L’Istber doit donc s’intégrer objectivement dans cette ambition.

Si nous comprenons donc pourquoi cet Institut trouve toute sa place dans les préoccupations de notre pays au plus haut niveau, nous en faisons également un défi, celui de répondre positivement aux attentes, et celui d’agir en citoyens, en encadreurs, en parents, et en responsables loyaux, avisés, pétris de collaboration et soucieux de coopération. Nous resterons ce faisant, dans une profonde humilité, dans l’écoute, et dans la réceptivité à tout conseil, suggestions, recommandations, remontrances et corrections.

Mesdames et messieurs,

 

Nous entendons à l’Itsber, contribuer aux côtés d’autres structures poursuivant les mêmes objectifs, à la constitution effective d’une capacité infiniment plus grande et plus effective, de formation des cadres supérieurs intermédiaires avec une fixation concrète sur les réalités de la création, de l’invention, de la production et du rendement. Ce n’est pas l’école pour l’école, ni l’école pour la rue et le chômage. Ici, nous sommes partis pour une autre école, pour un autre diplômé de l’enseignement supérieur, pour un cadre nouveau, un créateur, un bâtisseur, un diplômé opérationnel et présent dans le processus de formation de la richesse nationale, un diplômé qui cadre avec les indications données encore récemment à Douala, par le Chef de l’Etat camerounais, notamment la capacité à créer des petites entreprises efficaces et prometteuses.

L’avenir du monde est dorénavant entièrement dépendante des applications des nouvelles technologies dont le degré de diversification est effrayante. Du niveau de mobilisation des génies humains dans chaque société, dépendra fermement la survie de cette société. La chance que nous avons c’est de ne pas être obligé de dépenser des fortunes pour réunir les rudiments, les modèles et les prototypes. Parce que le monde est effectivement devenu un immense village, un marché global, nous disposons à portée de main, de l’essentiel des échantillons démonstratifs dont nous avons besoin pour produire nos propres prototypes et modèles dans nos ateliers. N’allez pas chercher très loin les raisons de la fortune du voisin, allez vous ressourcer dans les pensées positives, dans des retraites familiales, les coutumes collectives et sociales, et vous comprendrez qu’en vous, existent tout ce qu’il faut pour être comme le voisin, pour réussir positivement. Mettez-vous au travail, et le résultat suivra inéluctablement. C’est cette culture de l’effort, de l’exemple et du travail que nous entendons livrer aux intelligences jeunes et fertiles, que sont nos étudiants.

Nous pouvons faire de l’Afrique une autre usine du monde, une usine aussi grande et aussi efficace que l’on puisse imaginer. La première étape est la prise de conscience de ce que, chaque enfant formé par nous, chaque produit de nos efforts d’encadrement et d’éducation, doit devenir à terme, dès sa sortie de l’école, un moteur de création, un self made man, une success woman. La richesse et le bonheur de notre pays, seront demain dans l’énergie que nos enfants d’aujourd’hui, investirons dans la mise en place des ateliers, des boutiques, des magasins, des instituts de haute couture, des centre de production semi industriel, des petites entreprises de trois à dix personnes. Le bonheur sera dans la capacité du plus grand nombre à manier le marteau et l’enclume, à tenir le tournevis et à fixer un clou, à construire un grand élevage de millions de têtes à partir de deux poussins innocents. C’est ici, avec ces enfants parmi nous, avec vous les parents et les amis, que se joue ce destin espéré, un destin de travail et de solidarité au bout de tout.

Nous n’avons pas l’ambition de former seulement des diplômés,

Nous avons à cœur de créer des fabricants qui seront, partout, primés.

Nous ne voulons pas seulement des étudiants constants,

Nous désirons des futurs citoyens consistants

Nous ne voulons pas seulement donner le savoir,

Nous souhaitons construire un autre pouvoir

Nous ne voulons pas seulement du pouvoir de faire,

Nous cherchons le pouvoir de faire et savoir faire,

Nous ne produirons pas seulement le faire et le savoir faire,

Nous bâtirons le faire, le savoir faire, et le savoir faire faire

Et c’est à cette condition, que l’Itsber sera une originalité, une réussite, et une satisfaction pour nous, pour vous, pour le pays, pour ceux qui rêvent d’une éducation efficace, d’une formation opérationnelle, d’une ambition de développement faite de gens créatifs, déterminés, et travailleurs.

Mes dames et messieurs,

Monsieur le Fondateur,

Monsieur les amis et soutiens de l’Istber,

Chers parents et très chers étudiants,

Lorsque nous parlons d’originalité et de réussite, nous formulons de nombreux espoirs, nous fondons des ambitions légitimes. Mais encore faudrait-il, que nous puissions dégager pour vous et pour l’ensemble de la communauté académique, l’essence de notre spécificité et de notre identité, en restant bien sûr, dans la ligne, les orientations et les programmes définis par le gouvernement, et sous la haute supervision du ministère de l’enseignement supérieur.

L’Istber est à ce titre, le produit d’une autre dualité, la dualité de la somme des expériences et des enseignements captés par-ci et par-là d’une part, et de la dimension morale et éthique de notre vision de l’éducation et de la formation de l’Homme d’autre part.

En effet nous n’avons pas le droit, parce que nous sommes pétris de moult enseignements et conseils, de faillir. La formation d’un être humain repose sur cette dualité impérieuse, qui mêle des acteurs de divers rôles et de différents horizons. Il suffirait qu’un seul maillon faiblisse, perde confiance, se sente floué, pour que tout l’édifice s’écroule et tombe dans une entreprise d’escroquerie. Nous ne ménagerons aucun effort, fut-ce au prix de sollicitations extrêmes, pour créer ici une grande famille de dialogue. C’est à cette condition, que nos enfants puiseront dans toutes les intelligences académiques nécessaires et disponibles, pour devenir les citoyens et les producteurs que nous espérons.

L’éducation et la formation perdent automatiquement leur signification, dès lors qu’elles ne mettent plus l’homme, son destin et ses valeurs au centre des préoccupations. Eduquer et former c’est d’abord vénérer le savoir, le pouvoir du savoir et de la connaissance, mais c’est aussi réconcilier en permanence l’enfant et son milieu naturel.

Il va sans dire, qu’en retour, la substance fondamentale qui marque l’esprit du meilleur éducateur, est la capacité d’écoute, de conseil et de compagnonnage, trait incontournable de la relation entre l’étudiant et l’encadreur. Chaque fois que nous douterons, nous nous retournerons vers vous les parents, vers le ministère de l’enseignement supérieur, vers une bonne lecture des indications et des orientations de la politique gouvernementale, pour nous ressourcer.

Comment enseigneriez-vous sans convaincre et sans inspirer la confiance ? Comment feriez-vous d’un enfant, d’une enfant, d’une apprenante, un produit de transformation sociale, sans créer la complicité, sans sécuriser des liens de communication, sans être attentif aux conseils et aux recommandations de l’autorité nationale de l’éducation ?

Comment ferions-nous et réussirions-nous autrement et différemment, sans nous enrichir de toutes ces expériences, sans nous faire suffisamment humbles pour apprendre de partout, y compris de ces compagnons que sont nos enfants, ceux là mêmes que nous ambitionnons de construire ?

Le deuxième élément de la dualité, c’est la dimension de la morale et de l’éthique que nous investissons dans le nouveau citoyen, le fier professionnel, le fils ou la fille brillante et conquérante sortis de cette modeste institution. Que serait en effet l’Homme sans son histoire, sa famille, son environnement, ses géniteurs, son environnement ? Que serait le jeune créateur d’entreprise, le jeune diplômé, sans une bonne instruction civique ?

Nous ambitionnons de faire de nos enfants, de fiers citoyens, parce que conscients des valeurs essentielles de solidarité, de charité, de compassion, de partage, d’humilité et de piété.

Nous croyons à la victoire de l’humilité sur la grandiloquence

Nous croyons aux vertus de la tolérance et du respect en conséquence

Nous faisons confiance à l’être humain imbu de solidarité et de compassion

Nous prônons les vertus du pardon sur la vengeance, et rejetons la passion

Nous voulons célébrer en permanence une fraternité sans frontière

Nous sommes pour une formation et un monde sans barrière

Nous entrevoyons de nouvelles méthodes

Nous n’entendons point céder à des modes

Nous recherchons pour cela la collaboration des intelligences

Nous sommes engagés pour réussir de nouvelles émergences

Mesdames et messieurs,

 

Mais que serait la force scientifique et le mérite académique sans une profonde humilité, celle qui nous rappelle à chaque instant, notre ignorance et notre fragilité ?

 

Nous ne nous ferons point répétiteur de cette adage très connue d’un philosophe venu du froid, et lequel disait si bien, que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Avons-nous d’ailleurs besoin d’aller chercher si loin pour consacrer et concrétiser une culture et une philosophie nôtre ? Nous disons à la suite de ce philosophe qu’à l’Istber, « science sans humilité et sans partage, n’est que perdition de l’intelligence et divagation de la personnalité».

Notre conviction est plus forte que jamais, sur le postulat selon lequel, aucune entreprise humaine n’est solide, prometteuse et heureuse pour l’avancement, l’équilibre et le rayonnement des civilisations, sans une grande implication de la tolérance, de l’humilité, de la référence permanente aux valeurs et à l’éthique sociale.

Mais cette dualité ne suffit pas, et n’est d’ailleurs pas le socle unique et terminal de notre spécificité. Nous avons parlé d’ouverture tantôt. Nous avons longuement insisté sur ce qui nous différencie, sur ce qui nous renforce, sur ce qui nous rassure que nous allons préparer des enfants pour entrer dans la vie de la façon la plus complète. En effet s’il y a temps pour la formation, il y ‘a nécessairement un temps pour le travail et l’intégration dans la vie. Ce qui dans la vieille conception était très distinct, est chez nous entrepris et réalisé ensemble, dans une cohérence quasi synchronisée. En somme, nous faisons le pari, de redonner au mariage formation-travail, une vitalité nouvelle et pragmatique. Nos enfants ne sont pas faits pour découvrir le travail et l’entreprise après la formation. Ils la découvriront au fur et à mesure, grâce à des partenariats structurants avec des entreprises ciblées, et grâce à une stratégie de jumelage avec plusieurs institutions internationales d’appui, et des unités de formation poursuivant les mêmes objectifs.

Dans cette optique, une structure de coordination pour les stages et les placements, existe d’office comme une composante forte et immédiatement opérationnelle de l’Institut supérieur de Technologie Le Bon Berger. Ceux qui seront diplômés ici, seront comme dans les travaux publics, du béton prêt à l’emploi. Il ne s’agit donc pas d’une option, il s’agit du fondamental de notre identité.

Vous avez donc compris, et il importe, pour tous ceux qui ne le savaient pas encore, qu’ils prennent date, qu’ils nous marquent et nous distingue dorénavant, par ce serment de spiritualité profonde quand à la dimension de la foi dans notre démarche, dans notre processus de formation des bâtisseurs du futur. Derrière nous, avec nous, et près de nous, une expérience certes modeste mais déjà bien connue, témoigne à suffire, du sérieux et de la vitalité de cet engagement. Il s’agit du Centre éducatif Le Bon Berger, situé à un jet de pierre d’ici, et donc les résultats suscitent chaque année depuis sa création, de multiples prix et félicitations.

Faut-il encore la question de savoir, « quel avenir voulons pour nos enfants » ? A l’Istber, notre réponse est dans ce programme, rien que ce programme qu’étale et qu’anticipe, le passé fructueux de l’institution secondaire devancière, en plus de l’extraordinaire et constant engagement du Fondateur.

Il faut croire en nos enfants,

Il faut croire en nous-mêmes en éléphants

Il faut croire en l’éducation nouvelle

Il faut croire en une école nouvelle

Il faut croire en un destin lumineux pour cette formation de créateurs

Il faut mériter le statut de créateurs porteurs

Heureusement que nous y sommes tous engagés

Heureusement que l’Istber en a fait et en fera toujours, un défi.

Mesdames et messieurs,

 

Je vous remercie pour votre bienveillante attention.

Vive la nouvelle éducation et vive l’université camerounaise

Vive l’Institut supérieur de technologie Le Bon Berger

Pr. SHANDA TONME
Yaoundé, le 12 Octobre 2011

 

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