INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES LE BON BERGER

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Rentrée académique 2012 – 2013

Leçon inaugurale du Pr. SHANDA TONME

Recteur de l’établissement

 

L’éthique académique, l’éthique professionnelle, et l’éthique humaine dans la formulation du mérite social

 

Monsieur le Fondateur,

Messieurs et mesdames les chefs de Département,

Mesdames et messieurs les enseignants,

Chers parents,

Messieurs et mesdames,

Chers étudiantes et étudiants,

Chers amis de l’ISTBER,

 

Le début d’une année académique est toujours, dans la tradition d’un protocole établi et même sacralisé, une occasion unique à la fois d’introspection, de prospection et de projection. L’occasion ainsi entendue, défendue, prétendue, rendue et voulue, renvoie dans toutes les grandes traditions d’encadrement, d’émulation et de préparation de l’Homme pour le savoir et la connaissance, à un rite d’une beauté et d’une expression collective excitante. Nous y sommes.

Il y a exactement un an, dans cette même salle, ce lieu de communion intense, nous portions tous ensemble, et je reconnais presque tous les visages, les semences multicolores et plurielles pleines d’espoir, de notre établissement naissant. Nous érigions et balisions les chemins tendres, vers l’arène universelle des rentrées académiques solennelles. C’était, comme un bébé qui fait ses premiers pas. C’était notre entrée en scène, notre manifestation de présence, mais une présence tellement volontariste et tellement attendue, que l’erreur nous était interdite.

 

Mesdames et messieurs,

Je faillirai à une épreuve élémentaire d’élégance, de courtoisie, de convivialité et de reconnaissance, si je n’exprime pas avant de continuer, mes vifs remerciements et mes encouragements à la fois, à la tutelle, à monsieur le Ministre de l’enseignement supérieur, à ses collaborateurs, et à travers eux, au pouvoir exécutif suprême de qui nous devons, le développement continue et l’expansion, de notre système académique global.

A ce propos, je crois pouvoir compter sur votre indulgence, pour vous associer sans consultation ni permission préalable aucune, à ma démarche, tant l’INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIE LE BON BERGER, aura bénéficié depuis son émergence, d’un environnement des plus favorables, et d’une attention extraordinaire de la part de tous ses tuteurs et partenaires officiels. Nous leur disons franchement Merci, et leur renouvelons notre serment de demeurer un établissement fidèle aux directives hiérarchiques, et respectueux des lois et règlements de la république.

Mesdames et messieurs,

L’art de transmettre la connaissance, fonde d’abord sa logique sur la disponibilité de partage, sur la prédisposition à aider autrui, à élever sa capacité à comprendre, à s’orienter, à se faire utile et à construire l’utile dans son environnement. Je disais tantôt, que le début de l’année académique offre cette beauté de la réunion des acteurs de l’apprentissage à tous les niveaux : ceux qui viennent donner ; ceux qui viennent recevoir ; et ceux qui rendent cet échange, cette relation passionnelle et dialectique possible. En fait, comment commencerions-nous, introduirions-nous, un voyage sur quelques neuf mois, sans offrir dès le départ, quelques axes didactiques, sans baliser ou sonder les voies interrogatives d’une préoccupation sociale majeure ?

Nous nous interrogeons donc, et je me suis presque fait violence, en livrant les fibres intimes de mes humbles et pauvres méninges, aux mille turpitudes et soucis, que recèle cette question lancinante de notre temps :

L’éthique académique, l’éthique professionnelle, et l’éthique humaine dans la formulation du mérite social ?

 

I - La Problématique

Monsieur le Fondateur,

Chers collaborateurs,

Mesdames et messieurs,

A quoi renvoie concrètement la construction d’une société harmonisée aujourd’hui et à quoi renvoyait une telle société il y a plusieurs siècles en arrière ? L’idée même de société entendue comme contexte, comme environnement et comme ensemble réfléchi et productif, nous mène à la problématique d’un rassemblement fait de valeurs, de contradictions, de particularismes et de spécificités.

De tout temps et à travers les civilisations, la préoccupation majeure de l’espèce humaine a été de déterminer des références, en recherchant les bases d’un consensus social. Au centre de cette préoccupation, s’est toujours trouvée, la quête de l’acteur quelconque, de l’acteur approprié, de l’acteur incarnant au maximum, les attentes de rassemblement mais aussi de commandement et d’arbitrage. Il ne faut pas entendre par référence et système de valeurs, autre chose que l’esprit, la philosophie, la coutume profonde et la doctrine façonnée à partir des œuvres des penseurs attitrés. C’est en effet l’Homme, l’Homme dans sa plénitude et dans son expression à la fois livresque et naturelle, qui se cherche, qui cherche et qui fonde.

Vous voulez comprendre avec moi ce que cela veut dire, mais je veux vous inviter tout de suite, à réaliser que je convoque ici, les bancs d’école, les amphithéâtres des universités, les ateliers des usines, les allées des paroisses, les salles des mosquées, les lieux saints des monastères, et enfin les multiples assises familiales. Allons ensemble sonder ces endroits, allons puiser dans ce qu’ils offrent de renseignements, d’enseignements, de sagesse, d’ingéniosité et de technicité. Comment savoir à quel moment et sur quels critères fonder la première, la dernière et l’ultime appréciation de l’Homme ?

Ce qui est en cause, mesdames et messieurs, c’est d’abord de vérifier ce qui relève de la compétence académique dans le statut de l’acteur social, et ce qui relève de la prouesse professionnelle. Une fois que l’on aura ainsi planté les deux premiers éléments d’appréciation, il nous restera à dégager la dimension humaine de l’Homme. Mais sur lequel des trois éléments fonder finalement l’ossature d’un système de valeurs susceptible d’emporter l’unanimité ? Il faut ensuite répondre à cette question simple mais décisive : qu’attendez-vous, qu’attendons-nous de nos enfants, de nos apprenants, de nos amis ? De tout temps et partout, cette question marque les esprits et déroule une somme énorme de contradictions, de compromis et de fractures. Aller à l’école et collecter les diplômes suffit-il aujourd’hui, pour fonder le mérite social, emporter la respectabilité et asseoir l’honorabilité ? Réussir une carrière professionnelle en ceci que l’on affiche la brillance dans l’exécution des tâches, la matérialisation de la technicité et de l’expertise, suffit-il pour ouvrir les portes de l’honneur et du commandement total de la société ?

Nous y voici donc, dans la quête du troisième élément indispensable, incontournable, l’élément qui loin des données factuelles et des démonstrations matérielles exubérantes, induit l’humus moral prépondérant dans la stabilisation et l’équilibre des sociétés humaines. L’élément humain qui émerge de cet exposé affectueux, renvoie à la capacité d’humilité, à la force de tolérance, à l’esprit de partage, à la coutume de la solidarité et de la compassion.

Revenons de façon plus explicite, à la signification première de chacun des éléments, perçus comme paramètre fondamental, comme sanction, et comme conditionnalité de validation de la personnalité dans la société.

 

II – L’émulation académique dans la projection

du destin individuel

La première réponse à laquelle on s’attend à recevoir de la plupart sinon de la totalité des parents lorsque l’on leur pose la question de savoir pourquoi ils se sacrifient pour envoyer leurs enfants à l’école, c’est celle-ci : « je veux qu’il deviennent quelque chose dans la vie ». Cette réponse fait de l’école un tout, et offre une approche académique universaliste de la maîtrise des sciences et des techniques comme premier critère de considération sociale. En somme, et rien ne permet de soutenir le contraire, l’adhésion au club de l’intelligence scientifique et technique, constitue la base centrale des prétentions au statut d’agent positif de participation à la formulation de la décision dans la société. Nous faisons appel ici, uniquement à la formation au sens d’un positionnement dans la sphère des porteurs de rudiments, de théorèmes, de dogmes, et d’idéologies nécessaires pour la compréhension, la maîtrise, l’explication et l’exploitation des faits et des choses, de la nature, de l’histoire. Il est évident que plus vous offrez du répondant en termes de bagages, de préparation et de promotion académique, mieux vous avez des chances de compter dans la hiérarchie des gens d’influence.

Le fil conducteur tient alors, dans cette présentation, à l’assurance non pas d’une aisance ou d’une suffisance matérielle automatique, mais à l’élévation des chances voire des probabilités d’avoir les moyens d’accès à la richesse, au travail, à la propriété, au succès. Plus vous êtes diplômé et bien diplômé, mieux vous serez en mesure de revendiquer les hautes sphères ou d’être invité, copté, accepté, plébiscité dans les relations d’influence. Il y a ici, une fonction première que l’on pourrait nommer fonction d’élection. La fonction d’élection entendue dans cette optique, comporte une équation unique, solitaire, procédant d’une discrimination non complexe, simplifiée : vous êtes diplômé donc vous êtes quelqu’un, un peu comme Decartes qui déclare « je pense donc je suis ». Pour bien comprendre, il faut considérer un pays lamda, où face au chômage croissant et préoccupant des jeunes, le gouvernement décide d’un programme de recrutement spécial de vingt cinq mille diplômés. Tous les jeunes disposant d’un diplôme au moins sont élus pour ce programme, c'est-à-dire qu’ils sont candidats du départ. C’est un privilège, permettant une appréhension immédiate de l’utilité fondamentale du diplôme comme instrument de considération dans la société et partant de valorisation de la personnalité.

En tout état de cause, il y a lieu de se ranger favorablement, à la logique que préfigure, la réponse du parent interrogé sur la motivation du sacrifice pour envoyer son enfant à l’école.

Pourtant, formation académique signifie-t-elle absolument formation professionnelle ? Y aurait-il relativisation à un certain niveau ?

 

III – De la signification de la formation professionnelle et de la relativité de la réussite      professionnelle

Ecoutons cette jeune personne répondant à la question de son père :

- Ma fille, maintenant que tu as passé ton baccalauréat, que comptes-tu faire concrètement, en somme comment voudrais-tu continuer tes études ?

- Papa, je ne veux pas faire de longues études, je veux une formation pratique qui ne mettra pas long, et qui me permettra de travailler vite pour gagner ma vie.

A priori, cette réponse n’a rien de choquant ni d’étrange. Hélas, l’analyse sérieuse, induit une somme de contradictions, d’idées reçues, et de déformations générées par la malice voire une insuffisante préparation populaire. Les raisons sont multiples. D’abord, il n’y a pas et il ne saurait exister à proprement parler, d’écoles professionnelles ou de formations professionnelles, et d’écoles non professionnelles ou de formations non professionnelles. Toutes les étapes, toutes les structures, toutes les programmes mettant en œuvre l’individu en exergue dans le statut d’apprenant, prédisposent ou conduisent à une profession quelconque. Il importe de valider la fonction sociale de production et l’intégration dans la chaîne macroéconomique, et non la spécialisation abstraite d’une qualification automatique portée par le lieu d’apprentissage.

Le débat cartésien sur l’ordonnancement de l’intelligence humaine présentée comme un agencement discriminatoire et concurrent entre ce qui serait les sciences d’une part et les lettres d’autre part, est devenu sans objet, au regard de la globalisation de l’activité humaine dans la fonction production et création des richesses. Il n’y a pas un professionnalisme mieux outillé et mieux valorisé des mathématiques et de la physique, et un professionnalisme relativement outillé des lettres et du droit. Le juriste constitutionnaliste qui élabore et prescrit les contours conceptuels de la charte fondamentale de la république, est aussi crucial dans ses œuvres, que l’ingénieur qui livre les calculs d’un pont et le biologiste qui fixe dans ses instruments de laboratoire, l’identification d’un virus. Tous représentent une fonction utile capitale pour la cité et ses habitants, et tous à travers quelques défaillances, peuvent provoquer la mort de plusieurs dizaines de citoyens et de graves crises de gouvernance, d’ordonnancement social et politique.

Maintenant, abordant la dimension purement éthique de la considération professionnelle. Nous entendons tous du triomphe de l’expertise, l’élévation au stade de la satisfaction personnelle et générale, ce que l’individu livre comme retour de savoir et de la connaissance, après le passage dans le temps académique.

Certes, brillant on est par son métier, brillant on est sans doute dans les promotions, et certain on est en mesure de proclamer la réussite et le mérite social. Et puisque nous en parlons, envisageons donc, avec avantage, à quel moment et par quels critères, il y a réussite professionnelle et par conséquent mérite professionnelle conduisant au mérite social tout court. L’interrogation qui se profile, fait appel à l’inventaire et au contrôle de maturité, d’équité et de compétition, des outils, des voies et des moyens règlementaires, légaux et administratifs du parcours. Nous ne discuterons pas à priori les postulats de réussite, et encore moins les implications immédiates et connues, par exemple, vous avez été reçu à tel concours, vous êtes directement qualifié pour occuper tel poste, avec tels avantages en nature et tels émoluments. Ce qui nous intéresse, c’est le contenu de la réussite, la signification sociale, la projection sur le long terme, l’influence sur les grands équilibres humains et matériels.

Allons comprendre la réussite de ce jeune cadre qui un matin, se coupe de toute son histoire, et se façonne une image complètement à l’opposition des identités familiales, culturelles et anthropologiques. La tentation serait grande de ne plus considérer le miroir d’ensemble de son mérite social, que comme une juxtaposition de futilités, de subjectivités, d’errements, de gains artificiels avec des bases contestables, discutables.

Toujours est-il que, au sens de la projection sociale première, la réussite professionnelle, observée à partir d’un certains nombre de paramètres incluant, l’aisance matérielle, le niveau d’influence, l’importance dans les processus de décision, demeure une approche incontestablement convoitée. Le parent qui arrive à Yaoundé et voit son fils ou sa fille installée confortablement dans un bureau et donnant des ordres à des subordonnés qui obéissent à la lettre, se sent heureux. Il n’y a aucun doute que sa progéniture a réussi, il est en haut, pour reprendre le discours populaire. Et puis, que dit-on encore, dès qu’il a bâti un château au village, voyage en Europe, aligne des grosses cylindrées, parraine des cousins et des nièces qui entrent facilement dans quelques écoles de formation officielles ?

Rien, dans nos analyses jusqu’ici, ne permet, dans une présentation des plus objectives, jeter un doute sur la dualité Diplôme-Profession, ou encore sur la relative consistance du couple réussite académique-réussite professionnelle.

Cependant, dans une quête de l’Homme, de l’être humain comme agent social, comme instrument de construction de solidarités en vue de meilleures fraternités, de vibrantes et d’effectives compassions, nous sommes enclins, à refuser toute validation absolue du mérite social, avant d’avoir interroger la consistance, la constance et la prestance de l’individu en termes de capacités d’amour, d’amitié, de simplicité et d’humilité dans son environnement.

 

IV – De la prééminence de l’éthique humaine

Au lendemain des indépendances, la première préoccupation des jeunes Etats, était de pouvoir disposer rapidement des cadres pour prendre la relève des colons, et essayer de construire, voire de créer de toute pièce, une administration publique. Plusieurs décennies plus tard, au moment où résonnaient les cloches du cinquantenaire, la question cruciale sur les lèvres des experts en développement, tournait autour de la dialectique, adéquation des formations avec les exigences du développement et les urgences d’une dynamique économique mondiale de plus en plus concurrentielle. Elles sont nombreuses autour de nous, les familles qui ont produit les majors dans les meilleurs écoles et universités, ou encore les ministres, les directeurs, les parlementaires, mais qui ne sont toujours pas heureuses. Autour de nous, l’expérience pointe chaque jour d’avantage, des personnalités ambitieuses, opulentes, influentes, attrayantes, mais qui du point de vue de la considération sociale, manque cruellement du mérite et ne jouissent pas d’une réelle révérence.

Ce qui fonde l’articulation de l’Homme moderne, de l’agent de développement dans le nouveau contrat social, c’est moins le diplôme, c’est moins la posture et la position professionnelle, c’est la propension, l’habileté, la faculté, et la prédisposition à projeter une image de soi qui intègre la considération d’autrui et la prise compte du sentiment et de l’assentiment social. Vous êtes quelque chose parce que autrui, le voisin, l’étranger, l’inconnu vous le reconnaît et vous loue, et non parce que du haut de vos diplômes et vos titres, vous en imposez à la société. C’est la capacité à créer la proximité et l’assurance qui grandit l’Homme, et non la capacité à entretenir la distance et la peur.

Nous sommes enclins dès lors, à revoir la notion de formation. De quelle formation parle-ton, quand il est question de formation tout court ? L’homme, l’agent, le cadre, le travailleur, le producteur, tient-il son rendement global en tant que contribution à l’avancement de la société, dans le seul instinct du paraître ? Nous disons non, et affirmons que la programmation d’ensemble, alliant statut académique, statut professionnel et dimension humaine, est seule en mesure de conférer la réussite au sens où nous n’entendons, désirons l’entendre, et souhaitons l’entendre dans une formation relativement complète et effectivement développante. C’est cela qui fonde notre philosophie à l’Institut supérieur de technologie Le bon berger.

Nous disons que la machine n’existe pas sans l’esprit, le génie, l’expertise qui la inventé et construite, mais aucune machine ne serait un outil par destination de contribution à la satisfaction des besoins des citoyens si elle est utilisée ou orientée dans sa finalité, contre le bonheur, l’équilibre et la stabilité des rapports humains. Il y a dans cette assertion, la résurgence de la relation parfois intime et parfois ouvertement pleine de contradictions et de conflits, qui transparent lorsque l’on manipule l’intelligence et la sagesse. Sans être tout à fait antinomique, ce sont deux qualités qui peuvent et devraient se compléter. Mais si d’aventure, c’est l’inverse qui se présente, alors il faut convenir que la dimension humaine a fait défaut.

 

Monsieur le Fondateur,

Chers collaborateurs,

Mesdames et messieurs,

Nous voici rendus à la suprême évidence des chemins qui orientent définitivement l’identité de l’apprenant de l’Institut supérieur de technologie Le bon berger, et indique clairement le code éthique qui nous sert de référence. Aucune éducation, aucune leçon de la vie, aucun postulat de professionnalisme ignorant la dimension humaine, ne saurait prospérer positivement vers la concrétisation du mérite social réel.

Ce qui est en cause, vu sous l’angle d’un sémantisme modérateur, porte des noms qui font appel à l’humilité, au partage, à la réserve, à la tolérance, à une certaine convivialité sociale. La compétence sied enfin, dans l’élégance du recul de soi pour la grandeur du nous. Le moi n’est jamais mort et complètement effacé, il est encore plus vivant et mieux protégé dans le nous. Le parent qui préfère la qualité des amis de son enfant et la valeur des témoignages de ces derniers, fait preuve d’un meilleur amour, par rapport au parent qui s’en tient à la grandeur des diplômes de son fils, ses hautes fonctions, et ses biens matériels ostentatoires.

Il nous est encore possible, de renvoyer la leçon, à ce brillant mécanicien, qui reçoit avec arrogance et absence de chaleur, ses clients potentiels. Non seulement il les perdra au fil du temps, mais encore, il n’en gagnera pas si facilement d’autres. La science du marketing tourne entièrement autour des aptitudes humaines résultant de critères caractériels, et non du rang au sortir de l’école de formation. Ce dernier exemple nous met à l’aise pour clore les interrogations, ranger les doutes, et arrimer notre démarche éducative sur la dimension humaine comme corollaire de l’appropriation des exigences sociales. C’est un tout incluant la foi en soi, la foi en autrui, et la valorisation des compétences et du professionnalisme, comme socle du mérite social.

EN GUISE DE CONCLUSION

Heureux soit celui qui, enseignant et parents, amis et frères, apprenants et observateurs libres, entendant évoquer le nom de l’Institut supérieur de technologie Le bon berger, se rassure de trouver dans cet établissement, toutes les raisons, mais mieux la preuve, d’une excellente association de l’éthique académique, de l’éthique professionnelle, et de l’éthique humaine./.

Pr. SHANDA TONME

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